Politique des Transports

RFF-SNCF, un audit pour connaître l’état du réseau

Savoir vite  182  Avril - Juin 2004

 

RFF et la SNCF vont commanditer cet été un grand audit destiné à connaître l’état du réseau français et à optimiser son entretien. La nouvelle a été annoncée par Jacques Couvert, directeur général délégué chargé de l’exploitation, et Jean-Marie Bertrand, directeur général de RFF, auditionnés le 29 avril par la mission parlementaire d’évaluation et de contrôle. Un comité de pilotage est déjà constitué, composé de représentants de l’État, de chemins de fer étrangers (Renfe, CFF...) ou de chargeurs (pétroliers...). L’école polytechnique de Lausanne sera maître d’œuvre de l’audit financé par RFF et qui pourrait s’étaler entre 6 mois et 1 an. Reste à savoir quel organisme le réalisera.
Questionné par le rapporteur Hervé Mariton, Jean-Marie Bertrand a tiré la sonnette d’alarme : « Dans les précédentes décennies, on renouvelait 900 km par an, à présent, on n’en fait que la moitié. À ce rythme, le niveau de performance des circulations risque de baisser très vite, ce qui pose un problème pour les TER. En Suisse ou en Allemagne, le taux de renouvellement des aiguillages est trois fois plus important. » Le gestionnaire du réseau réclame de l’État une augmentation du budget consacré au renouvellement des voies, qui s’avère un investissement plus judicieux qu’un simple entretien. « Le ministère des Finances nous propose un niveau de 900 millions d’euros par an dans la durée, ce qui n’est pas acceptable », juge Jean-Marie Bertrand, qui souhaite 1 ou 1,1 milliard contre 850 millions actuellement. Les représentants de la Cour des comptes, n’ont pas désapprouvé l’audit, mais jugent l’initiative un peu tardive étant donné « l’urgence ».

 

 
Retour Page Précédente